Au Congo, l’impact négatif de la Belgique après la période coloniale s’est fortement fait sentir dans de nombreux domaines, notamment législatif, a déclaré Madame Agnès SADIKI, présidente de l’organisation tous pour le genre et la paix TGDP, membre du mouvement rien sans les femmes du Sud-Kivu, lors de la conférence internationale « Colonialisme belge : Reconnaissance et Responsabilité » à Bakou, rapporte l’APA.
« Par exemple, 60 % des lois relatives au fonds familial dans la législation ont été influencées par la mentalité coloniale belge. Ce n’est qu’en 2016 que des modifications ont été apportées à la Constitution. Même après l’indépendance du Congo en 1960, les traitements dégradants envers les femmes ont persisté. Elles subissaient des violences physiques. Ces actes de violence étaient défendus par des Européens. Les femmes ne pouvaient se défendre contre ces violences. Elles n’étaient pas protégées par la loi. Dès qu’elles élevaient la voix, elles étaient punies. Tous ces cas étaient des vestiges du colonialisme belge », a informé Madame Agnès SADIKI.