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6 millions de dollars exigés de Farhad Akhmedov pour la restitution du yacht - Procès du vice-président de la société française, arrêté par le Service de sécurité nationale d'Azerbaïdjan

6 millions de dollars exigés de Farhad Akhmedov pour la restitution du yacht - Procès du vice-président de la société française, arrêté par le Service de sécurité nationale d
# 18 juillet 2025 15:13 (UTC +04:00)

Dans le cadre de l'affaire pénale ouverte par les services de sécurité nationale azerbaïdjanais contre Anass Derraz, citoyen français d’origine marocaine et vice-président de la société française SAUR, une autre audience s'est tenu au Tribunal des crimes graves de Bakou, en Azerbaïdjan, rapporte l'APA.

Au cours de l’audience présidée par le juge Farid Namazov, les informations personnelles de l’accusé ont été clarifiées.

Le procureur a ensuite annoncé l'acte d'accusation.

Selon l'acte d'accusation, alors qu'il travaillait pour la société Viola en 2018, Anass Derraz aurait aidé A. Benalla à conclure un accord entre l'ancien chef des services de sécurité présidentielle français, Alexandre Benalla, et le fondateur d'Aznar CJSC, le milliardaire russe Farhad Akhmedov, afin d'obtenir un pot-de-vin de ce dernier.

Ainsi, sous prétexte de dissimuler les traces du crime, le yacht « Luna » du milliardaire russe, immobilisé à Dubaï, a été libéré et le yacht a pu naviguer librement, libéré des sanctions internationales.

A. Derraz et A. Benalla ont signé un contrat avec Farhad Ahmadov le 15 novembre 2018, stipulant qu'ils recevraient 600 000 dollars pour la première fois et les 5,5 millions de dollars restants dans les 15 jours suivant la levée de l'arrestation du navire. Ce contrat visait à dissimuler la véritable source des fonds transférés à la banque, sous prétexte de fournir des services de conseil pour la libération du yacht par le tribunal de Dubaï.

Le montant initial a été divisé : 400 000 dollars ont été transférés d'« Aznar » vers le compte d'A. Benalla à la Bank of Africa, Royaume-Uni, et 200 000 dollars vers celui d'A. Derraz. Ces fonds ont été dissimulés à la circulation officielle.

La prochaine audience aura lieu le 31 juillet.

A noter que le Service de sécurité nationale a inculpé Anass Derraz sur les articles 193-1.3.2 (légalisation de biens issus de crime en grande quantité), 32.5 et 311.3.3 (corruption passive en grande quantité) du Code pénal azerbaïdjanais.

Pour rappel, l'ancien chef des services de sécurité du président français, Alexandre Benalla, et Anass Derraz, vice-président de la société française SAUR, dont le chiffre d'affaires s'élève à plusieurs milliards de dollars (qui fait l'objet d'une enquête en Azerbaïdjan), sont accusés d'avoir reçu d'importants pots-de-vin en 2018 en échange de la levée des sanctions internationales contre le milliardaire russe d'origine azerbaïdjanaise Farhad Ahmadov, et d'autres infractions pénales.

Selon des informations antérieures publiées dans les médias étrangers et locaux concernant cette affaire, des responsables français auraient exigé un pot-de-vin de Farhad Ahmadov en échange de la mainlevée de la saisie internationale de son luxueux yacht Luna et de sa protection contre les sanctions.

Selon ces informations, une partie du pot-de-vin de plusieurs millions de dollars aurait été transférée sur le compte d'Anass Derraz à la AL HILAL BANK et sur celui d'Alexandre Benalla à la « BANK OF AFRICA UNITED KINGDOM PLC ».

Anass Derraz a été placé sous contrôle judiciaire en Azerbaïdjan, avec l'interdiction de quitter le pays. Il a été adressé à INTERPOL pour placer A. Benalla sur la liste internationale des personnes recherchées.

Après une longue procédure, le Secrétariat général de l'Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) a inscrit le citoyen français Alexandre Benalla sur la liste internationale des personnes recherchées avec une notice rouge en avril 2025, jugeant la recherche justifiée et a notifié tous les États membres en conséquence.

Cette décision s'appuie sur une demande légale émise en 2024 par les autorités azerbaïdjanaises, dans le cadre d'une enquête judiciaire menée par le Service de sécurité de l'État de la République d'Azerbaïdjan.

La publication par INTERPOL d'une « notice rouge » – la base juridique la plus sérieuse pour une recherche internationale – contre l'ancien chef du Service de sécurité de la présidence française, A. Benalla, indique que le Service de sécurité national détient des preuves incontestables et crédibles. Une « notice rouge » entraîne la détention de la personne dans le pays où elle est trouvée et son extradition vers le pays requérant. Il est notoire qu'A. Benalla fait actuellement l'objet d'une procédure d'extradition dans un pays tiers.

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