Paris n'a besoin du droit international que pour faire pression. Les propos de la France sur le droit international ne sont que des paroles en l'air, a déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, lors d'un point de presse d'aujourd'hui, rapporte l'APA.
Selon elle, le Comité spécial de la décolonisation des Nations Unies considère la Polynésie française comme un territoire non autonome :
« Il y a 20 ans, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution confirmant le droit du peuple de cet archipel à l’autodétermination et à l’indépendance. La France, fidèle aux valeurs démocratiques, ignore ce principe. Elle n’entend pas faire de concessions à la population locale qui souhaite organiser un référendum sur l’indépendance de la Polynésie. Les propos de la France sur le droit international ne sont que des paroles en l’air. Elle n’a besoin du droit international que pour critiquer et faire pression sur autrui. Seul dans ce cas-là, ce pays se souvient des droits de l’homme et du droit international. Les autorités françaises refusent de coopérer sur la question de la décolonisation. Elles se comportent comme si un tel organe de premier plan n’existait pas au sein du système des Nations Unies. Cela témoigne de la véritable attitude de l’Élysée à l’égard du droit international. On a l’impression que Paris ne voit pas ses propres problèmes.»
Zakharova a également évoqué cette page tragique de l’histoire de la Polynésie française. Elle a rappelé que ce territoire avait été un terrain d'essai pour les armes nucléaires françaises pendant trente ans : « Quant aux conséquences de ces essais nucléaires, la question reste ouverte, et l'Élysée refuse d'y répondre.»
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a également donné un conseil à l'Élysée, aux diplomates parisiens et français : « Avant de donner des leçons aux autres sur la façon de résoudre les problèmes et de construire des relations internationales, occupez-vous de vos propres problèmes. »