Il a aussi annoncé se rendre là-bas pour élaborer «des solutions que nous proposerons à nos partenaires» et engager une reprise des échanges de prisonniers de guerre avec la Russie.
Pour tenter de «raviver» des négociations de paix et reprendre les échanges de prisonniers de guerre avec la Russie, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé mardi qu'il se rendrait en Turquie mercredi.
«Demain (mercredi), je tiendrai des réunions en Turquie. Nous nous préparons à raviver les négociations et avons élaboré des solutions que nous proposerons à nos partenaires», a-t-il annoncé sur les réseaux sociaux. Le dirigeant ukrainien n’a pas précisé quels responsables il prévoyait de rencontrer. La Russie n’a pas réagi à ce stade à l’annonce de Volodymyr Zelensky. «Nous nous employons également à reprendre les échanges de prisonniers de guerre et ramener nos prisonniers à la maison», a-t-il poursuivi.
Plusieurs cycles de pourparlers se sont tenus à Istanbul pour tenter de trouver une issue à l’invasion russe de l’Ukraine, lancée en 2022, mais les discussions n’ont jusqu’à présent abouti à aucune avancée majeure. Les échanges de prisonniers de guerre et le rapatriement de corps ont été les seuls résultats concrets de ces discussions. Le dernier échange de prisonniers en date s’est déroulé en octobre.
Les positions des deux camps sur les conditions pour une paix, l’instauration d’un cessez-le-feu ou même une rencontre entre leurs dirigeants continuent d’être diamétralement opposées. L’un des membres de la délégation ukrainienne qui s’était précédemment rendue en Turquie, Roustem Oumerov, a indiqué samedi être récemment allé en Turquie dans le but de réclamer la libération de «1200 Ukrainiens détenus» en Russie.
Volodymyr Zelensky effectue depuis lundi une tournée de pays européens pour réclamer davantage de soutien à ses alliés au moment où la Russie pilonne les infrastructures énergétiques ukrainiennes à l’approche de l’hiver. Il doit rencontrer mardi le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, et le roi Felipe VI, au lendemain d’une visite en France, rapporte l'APA.
afp