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Trump : les États-Unis veulent «prendre le contrôle de la bande de Gaza» pour en faire «la Côte d’Azur du Moyen-Orient»

Trump : les États-Unis veulent «prendre le contrôle de la bande de Gaza» pour en faire «la Côte d’Azur du Moyen-Orient»
# 05 février 2025 12:17 (UTC +04:00)

Donald Trump a annoncé mardi 4 février que les États-Unis allaient «prendre le contrôle de la bande de Gaza» lors d’une conférence de presse au côté du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

«Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et nous allons faire du bon boulot avec. Nous la posséderons et serons responsables du démantèlement de toutes les bombes dangereuses qui n’ont pas explosé et de toutes les armes», a déclaré le président américain, ajoutant que les États-Unis allaient «aplanir la zone et se débarrasser des bâtiments détruits», afin de développer économiquement le territoire.

«Je vois une prise de contrôle à long terme» de la bande de Gaza et «je vois ça apporter une grande stabilité à cette partie du Moyen-Orient, et peut-être à tout le Moyen-Orient. Tous les gens à qui j’ai parlé aiment l’idée que les États-Unis prennent le contrôle de ce territoire», a affirmé le président américain, qui ne s’est pas épanché sur la manière dont il comptait procéder. «Ce n’est pas une décision prise à la légère», a-t-il insisté. L’ancien magnat de l’immobilier de luxe a ensuite développé sa vision d’une «Côte d’Azur du Moyen-Orient», espérant superviser la reconstruction de cette enclave bombardée. «Nous avons l’occasion de faire quelque chose qui pourrait être phénoménal», a-t-il insisté. Il a ensuite promis de se rendre prochainement sur place. «J’adore Israël et je vais me rendre là-bas, et je vais me rendre à Gaza et en Arabie saoudite et dans plein d’autres endroits partout au Moyen-Orient», a déclaré le locataire de la Maison-Blanche, rapporte l'APA.

Une idée qui «pourrait changer l’Histoire»

Le plan de Donald Trump pour la bande de Gaza est une idée qui «pourrait changer l’Histoire», a réagi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. «Nous en parlons, il l’étudie avec ses collaborateurs, son équipe», a-t-il expliqué. «Je pense que c’est quelque chose qui pourrait changer l’Histoire. Et cela vaut la peine de poursuivre dans cette voie.» Netanyahou est le premier dirigeant étranger invité à la Maison-Blanche depuis le retour au pouvoir de Donald Trump le 20 janvier, symbole de l’alliance indéfectible entre Israël et les États-Unis. Le premier ministre israélien avait déjà salué plus tôt le soutien de Donald Trump à son pays. «Je l’ai déjà dit, je le répète: vous êtes le meilleur ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche», a-t-il affirmé, en saluant la capacité du milliardaire républicain à «penser de manière différente». Il a affirmé qu’un accord de normalisation des relations entre l’Arabie saoudite et Israël allait «se faire».

Riyad a aussitôt démenti. «L’Arabie saoudite poursuivra sans répit ses efforts pour l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem Est comme capitale et n’établira pas de relations diplomatiques avec Israël sans cela», a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères sur X. À l’intérieur, l’annonce du président américain a suscité un mélange de scepticisme et d’indignation dans les rangs de l’opposition. Le sénateur démocrate du Connecticut, Chris Murphy, a ainsi fustigé : «J’ai des nouvelles pour vous : nous ne prenons pas le contrôle de Gaza. Mais les médias et les bavards se concentreront sur ce sujet pendant quelques jours et Trump aura réussi à distraire tout le monde de la véritable histoire : les milliardaires qui s’emparent du gouvernement pour voler les gens ordinaires.»

afp

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