Ce lundi, la justice russe a condamné le Français Laurent Vinatier à trois ans de prison. Il est détenu en Russie depuis début juin et accusé de ne pas s'être enregistré en tant qu'«agent de l'étranger». Les autorités accusent le prévenu d'avoir manqué à son obligation de s'enregistrer en tant qu'«agent de l'étranger» alors même qu'il collectait des «informations dans le domaine des activités militaires» pouvant être «utilisées contre la sécurité» de la Russie.
Le tribunal a décidé de «déclarer M. Vinatier coupable» et de «le condamner à une peine d'emprisonnement d'une durée de trois ans», a annoncé la juge Natalia Tcheprassova, à l'issue du procès, selon une journaliste de l'AFP présente dans la salle d'audience. La procureure avait requis plus tôt lundi trois ans et trois mois de prison ferme à l'encontre du Français.
«L'accusation demande de reconnaître l'accusé coupable (...) Je propose d'imposer une peine de privation de liberté d'une durée de trois ans et trois mois, à purger dans une colonie pénitentiaire», a déclaré la procureure dans la salle d'audience d'un tribunal à Moscou, selon une journaliste de l'AFP présente. «Nous considérons que la peine demandée par la procureure est extrêmement sévère», a déploré dans la foulée l'un des avocats russes de M. Vinatier, Oleg Bessonov, qui a rappelé que son client avait «avoué pleinement sa culpabilité» en plaidant l'ignorance. «Cette demande est déraisonnable et illégale», a martelé son autre avocat Alexeï Sinitsine, rapporte l'APA.