Les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que le chef de la diplomatie européenne, ont annoncé jeudi au secrétaire d’État Marco Rubio le déclenchement du mécanisme de sanctions « snapback » contre l’Iran, ont indiqué à Axios trois sources proches du dossier.
Le mécanisme de « snapback » rétablit automatiquement toutes les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU levées en vertu de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Cette décision devrait accroître la pression économique sur l’Iran et entraîner probablement des représailles iraniennes. Les responsables iraniens ont déjà menacé par le passé que le déclenchement du mécanisme de « snapback » conduirait le pays à se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Le Département d’État a refusé de commenter l’affaire, rapporte l'APA.
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont donné à l’Iran jusqu’à fin août pour prendre des mesures concernant son programme nucléaire afin d’éviter le déclenchement des sanctions de l’ONU. Les puissances européennes souhaitaient que l'Iran reprenne les négociations avec les États-Unis sur un accord nucléaire, autorise un accès complet aux inspecteurs de l'ONU et donne accès à ses stocks d'uranium hautement enrichi à 60 %. Une réunion à Genève, mardi, entre de hauts diplomates iraniens et européens s'est soldée par un échec, les Iraniens n'ayant rien proposé. Une source proche de la réunion de Genève a déclaré que les Iraniens « n'avaient pas présenté de résultats concrets et détaillés », fermant ainsi la porte à la possibilité d'un report de la date limite du « snapback » et ouvrant la voie à une réimposition des sanctions.