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Macron déplore la reprise des frappes israéliennes à Gaza

Macron déplore la reprise des frappes israéliennes à Gaza
# 19 mars 2025 16:20 (UTC +04:00)

Emmanuel Macron a déclaré ce mercredi que la reprise des frappes israéliennes à Gaza constituait «un retour en arrière dramatique». Il n'y aurait «pas de solution militaire» possible dans le territoire palestinien affirmé le président français aux côtés du roi de Jordanie Abdallah II, reçu à l’Élysée.

«Il faut que les hostilités cessent immédiatement et que les négociations reprennent de bonne foi sous les auspices américains [...] Nous appelons de nos vœux une cessation permanente des hostilités et une libération de tous les otages» retenus par le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la Bande de Gaza, a-t-il ajouté, rapporte l'APA.

Abdallah II a quant à lui déclaré que la reprise des attaques israéliennes contre Gaza constitue «une étape extrêmement dangereuse» qui ajoute «une nouvelle désolation à une situation humanitaire déjà désastreuse». Le roi de Jordanie a appelé la communauté internationale à agir «immédiatement» pour «un retour au cessez-le-feu » et une reprise de l’aide internationale, dénonçant «le blocage» par Israël de la fourniture d’eau et d’électricité qui «met en danger la vie d’une population extrêmement vulnérable».

Selon Emmanuel Macron, la reprise du conflit est «dramatique pour les Palestiniens de Gaza, à nouveau plongés dans la terreur des bombardements, dramatique pour les otages et leurs familles qui vivent dans le cauchemar de l’attente et de l’incertitude d’une libération que nous souhaitons plus que tout, dramatique pour la région tout entière qui tente de se relever en plus d’une année de guerre et de bouleversements».

Le président français a appelé à «retrouver le chemin d’une solution politique», apportant son soutien au plan des dirigeants arabes pour Gaza, «qui propose un cadre crédible de reconstruction et des éléments pour garantir la sécurité et installer une nouvelle gouvernance qui ne peut pas être celle du Hamas». Pour le chef de l’État, «les ferments d’une nouvelle architecture de sécurité» régionale «sont là», mais «il manque aujourd’hui une pièce à cet ensemble éminemment complexe»: «un État palestinien ».

Emmanuel Macron a rappelé qu’il coprésiderait en juin aux Nations unies «une conférence pour les deux États», palestinien et israélien, avec le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, avec lequel il doit aussi «échanger» mercredi soir.

afp

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