Au total, 100 000 personnes, soit un habitant sur neuf sur l'île, pourraient avoir été contaminées par cette maladie infectieuse transmise par le moustique tigre.
Après Mayotte, Emmanuel Macron est en visite à La Réunion, mardi 22 avril.
Devant les filières agricoles, frappées par une sécheresse sévère et le cyclone Garance, fin février, le chef de l'Etat a annoncé des "dispositifs d'urgence post-Garance" d'ici juin, pour "améliorer l'accompagnement des zones touchées". L'épidémie de chikungunya occupe également les discussions. Il s'agit d'"un énorme problème de santé publique" a-t-il souligné à Saint-Denis. Quelque 100 000 personnes, soit un habitant sur neuf, pourraient avoir été contaminées par cette maladie infectieuse transmise par le moustique tigre, rapporte l'APA.
Un nourrisson est mort du chikungunya
C'est ce qu'a annoncé Gérard Cotellon, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) à La Réunion. Il était âgé d'un mois, selon les informations de Réunion La 1ère, et il est mort au service de réanimation du CHU Sud, à Saint-Pierre. Cela porte à sept le nombre de décès depuis le début de l'épidémie. Les six premiers étaient des personnes âgées de plus de 70 ans.
La vaccination "démarre timidement"
Début avril, 40 000 doses du vaccin Ixchiq, le premier ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché en Europe, sont arrivées à La Réunion pour lancer la campagne de vaccination contre le chikungunya. Elles sont destinées aux personnes de 65 ans et plus, présentant des comorbidités. Gérard Cotellon n'observe toutefois pas de grosse demande de la part de la population à ce stade, notant que la campagne "démarre timidement", comme le relaie Réunion La 1ère. Le média précise que seules 3 000 personnes sont actuellement vaccinées.
Le passage du cyclone Garance a généré le 28 février près de 250 millions d'euros de dégâts, dont 150 pour le seul secteur agricole, selon de premiers bilans. Déjà frappées par une sécheresse sévère, toutes les filières agricoles de l'île – la canne à sucre représentant 53% de la surface agricole – ont lourdement été touchées par les vents et les pluies de Garance, qui a fait cinq morts.
A Mayotte, lundi, il a annoncé une enveloppe de plus de trois milliards d'euros sur six ans pour financer le plan de "refondation" du département le plus pauvre de France, meurtri par le cyclone Chido en décembre.
Avec Franceinfo