Syndicats et associations de retraités se réunissent aujourd’hui dans un contexte de fortes incertitudes sur certaines mesures budgétaires, comme le gel des pensions ou encore la suspension de la réforme des retraites.
Le doute plane sur le sort qui attend les retraités. Ils se mobilisent jeudi dans toute la France à l'appel de syndicats et d'associations contre les projets de budgets de l'État et de la Sécurité sociale pour 2026, dans un contexte de forte incertitude sur les mesures qui seront finalement retenues.
Les branches retraités de la CGT, de la CFTC, de la CFE-CGC, de Solidaires, ainsi que la FSU et des associations comme l'Union nationale des retraités et personnes âgées, appellent à descendre dans la rue. D'autres syndicats, comme la CFDT et FO, ne participeront pas à la mobilisation, rapporte l'APA.
À Paris, le cortège doit partir à 14 heures près du Sénat et se diriger vers les Invalides. Des manifestations et rassemblements - environ 80 selon la CGT - sont prévus dans de nombreuses villes de France, souvent devant les préfectures ou sous-préfectures, de Béthune à Foix. Dans un communiqué diffusé en amont de la mobilisation, les organisateurs dénoncent un «acharnement» contre les retraités, pointant entre autres le gel des pensions et du minimum vieillesse en 2026, la suppression de l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités et le doublement des franchises médicales.
De nombreuses incertitudes
Mais la mobilisation se déroule quelques jours après que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé être prêt à renoncer au gel des pensions de retraite et des minima sociaux. Des incertitudes planent également sur le financement de la suspension de la réforme des retraites, qui doit coûter au moins 100 millions d'euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027. Les propositions gouvernementales d'une surtaxe sur les complémentaires santé et d'une sous-indexation des retraites ont été rejetées en commission. «Il y a plein de sujets qui ne sont pas réglés: ils renoncent visiblement au gel des pensions de retraite mais pas à la réforme fiscale, notamment à la suppression de l'abattement (de 10%, NDLR) et au gel du barème de la CSG», a pointé auprès de l'AFP le secrétaire confédéral de la CGT Denis Gravouil. Il cite également «l'incertitude sur les franchises et les participations médicales», Sébastien Lecornu ayant évoqué un possible élargissement du nombre de personnes qui ne les paient pas.