Israël a lancé samedi des raids de représailles à l'attaque de missiles du 1er octobre menée par l'Iran sur son sol, expliquant avoir frappé avec «précision» des cibles militaires sur le territoire de son ennemi juré.
En quoi consistent les représailles israéliennes ?
L'armée israélienne a indiqué avoir mené des frappes «précises et ciblées» visant des installations de fabrication de missiles, des batteries de missiles sol-air et d'autres systèmes aériens. L'Iran a confirmé une attaque d'Israël contre des sites militaires dans la capitale et dans deux autres provinces limitrophes de l'Irak.
Les premières détonations ont retenti vers 02H15 locales (22H45 GMT vendredi), principalement à l'ouest de Téhéran, selon l'agence de presse officielle Irna.
Après une série de six détonations rapportées dans la nuit par la télévision d'Etat, des détonations continues accompagnées de traînées lumineuses ont été entendues et vues depuis le centre de Téhéran par des journalistes de l'AFP.
Les six premières explosions sont «liées à l'activation du système de défense aérienne contre l'opération du régime sioniste qui a attaqué trois sites en périphérie de Téhéran», avait indiqué la télévision d'Etat, en référence à Israël que la République islamique ne reconnaît pas.
Quelles conséquences ?
L'attaque israélienne a provoqué des «dégâts limités», selon l'Iran. L'aviation civile iranienne a annoncé la suspension de tous les vols dans son espace jusqu'à nouvel ordre. L'Irak voisin a également suspendu tout trafic aérien. «Aucun incendie ou explosion» n'a été signalé à la principale raffinerie de Téhéran, a précisé l'agence de presse locale Tasnim.
Dans un communiqué, le porte-parole de l'armée israélienne a expliqué que ces frappes donnaient à Israël «une plus grande liberté d'action» dans l'espace aérien iranien, rapporte l'APA.
AFP