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«François Bayrou a trahi les Français» en fermant la porte à un retour de la retraite à 62 ans, dénonce Olivier Faure

«François Bayrou a trahi les Français» en fermant la porte à un retour de la retraite à 62 ans, dénonce Olivier Faure
# 25 mars 2025 11:58 (UTC +04:00)

Alors que les Insoumis préparent une nouvelle motion de censure et tentent d’y associer les communistes et les écologistes, les socialistes accordent un sursis au gouvernement François Bayrou. Ce, même si le premier ministre a «trahi les Français» en fermant la porte à un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, a dénoncé Olivier Faure mardi matin sur TF1.

«Je me souviens que François Bayrou nous avait juré ses grands dieux “je ne suis pas comme les autres, je vais être un premier ministre qui va respecter le dialogue social”», a raillé le député de Seine-et-Marne, rapporte l'APA.

«La dissolution ne me fait pas peur»

Le premier secrétaire du PS renvoie au conclave sur les retraites qui se déroule actuellement avec les partenaires sociaux – malgré le départ de la CGT, FO et l’U2P. «Il y a encore aujourd’hui un dialogue social qui se maintient. S’il aboutit, je souhaite que l’on puisse transposer l’accord. S’il n’aboutit pas, je souhaite que le Parlement soit saisi. S’il ne l’était pas, François Bayrou prendrait la responsabilité d’une censure de son gouvernement», a expliqué le chef des roses, qui espère que les prochaines semaines permettront de «faire connaître les alternatives» à la retraite à 64 ans. Le retour de l’âge légal de départ à 62 ans «reste l’objectif et n’est pas du tout inatteignable», assure Olivier Faure, en écho à Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT.

Le socialiste ne redoute pas de censurer François Bayrou, malgré le contexte international. «On change de gouvernement, cela peut être très simple. Il suffit de prendre une décision, de dire que Monsieur Bayrou n’est plus premier ministre, je nomme X ou Y. Ça prend cinq minutes», juge Olivier Faure. Le premier secrétaire du PS ne réclame pas une dissolution de l’Assemblée nationale à l’automne, souhaitant avant tout que «la France puisse avancer dans de bonnes conditions». Si le président de la République venait à activer l’article 12 de la Constitution, Olivier Faure assure que «la dissolution ne [lui] fait pas peur».

Avec le Figaro

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