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France : Marine Le Pen fait appel de son jugement

France : Marine Le Pen fait appel de son jugement
# 11 avril 2025 19:08 (UTC +04:00)

Le Rassemblement national ainsi que 12 personnes condamnées dans le cadre du dossier des assistants d'eurodéputés ont fait appel du jugement, a-t-on appris vendredi 11 avril de source judiciaire. Parmi eux se trouve Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN à l’Assemblée nationale.

Le délai pour faire appel courait jusqu'à jeudi minuit. Au total, 24 personnes ont été condamnées par le tribunal correctionnel de Paris le 31 mars (un expert-comptable avait été relaxé), en plus du parti. La moitié d'entre eux environ ont ainsi accepté leur peine.

Décision à l’été 2026

Prévu au premier semestre 2026, avec une décision à l’été 2026, le procès en appel devrait donc être plus court que le premier. Celui-ci avait duré deux mois, entre le 30 septembre et le 27 novembre 2024. Dans cette affaire, l'écrasante majorité des prévenus avaient clamé leur innocence. À l’époque, Marine Le Pen, son parti et Wallerand de Saint-Just (à l'époque trésorier du Front national, devenu RN) avaient rapidement annoncé faire appel.

Parmi les anciens eurodéputés condamnés, Louis Aliot (aujourd'hui vice-président du parti et maire de Perpignan), Nicolas Bay, Bruno Gollnisch, Fernand Le Rachinel ont aussi fait appel, tout comme d'anciens assistants parlementaires condamnés en première instance: Julien Odoul (actuel député RN de l'Yonne), Timothée Houssin (actuel député RN de l'Eure), Catherine Griset, Guillaume L'Huillier, et Jeanne Pavard. L'expert-comptable Nicolas Crochet, un ami de jeunesse de Marine Le Pen déjà condamné dans l'affaire Jeanne concernant les kits de campagne des législatives 2012, a également fait appel de sa condamnation, rapporte l'APA.

«Risque de récidive»

L’ancienne présidente du parti à la flamme a été condamnée le 31 mars à cinq ans d'inéligibilité immédiate et quatre ans de prison dont deux fermes aménagés sous bracelet, le tribunal ayant estimé qu'elle était au «cœur» du système de détournements de fonds publics mis en place pour payer des salariés du parti avec l'argent du Parlement européen, à hauteur de 4 millions d'euros, entre 2004 et 2016.

Le parquet a justifié l'inéligibilité immédiate en mettant notamment en avant le «risque de récidive», Marine Le Pen n'ayant jamais admis les faits ni pris «conscience», selon le jugement, de «l'exigence particulière de probité» attachée à la fonction d'élue ni «des responsabilités qui en découlent».

afp

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