Les organisations étudiantes et l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur vont manifester mardi à partir de midi à Paris pour protester contre «des réductions budgétaires» dans le budget du gouvernement Bayrou.
Les organisations étudiantes et l'intersyndicale de l'Enseignement supérieur vont manifester mardi 11 février à partir de midi à Paris pour protester contre «des réductions budgétaires» dans le budget du gouvernement Bayrou, ont-elles annoncé. «L'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche appelle à poursuivre la large mobilisation unitaire entamée en décembre» contre «la casse du service public de l'enseignement supérieur», d'après un communiqué de ce groupe de syndicats.
Il appelle à se rassembler mardi «dès 12h» pendant la tenue au ministère de l'Enseignement supérieur d'un CNESER, un Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, un organe consultatif placé auprès de la ministre de l'Enseignement supérieur, et juridiction administrative.
«C'est une mobilisation assez large» bien que seulement parisienne, a commenté Anne Roger, secrétaire nationale au syndicat SNESUP-FSU, interrogée par l'AFP, qui explique que le rassemblement a été déplacé place du Panthéon contre initialement devant le ministère, afin de pouvoir accueillir «plus de monde». Les organisations étudiantes telles que l'Unef ou l'Union Étudiante se joignent à l'appel de l'intersyndicale pour protester contre «le budget et les politiques» d'austérité du gouvernement, d'après un communiqué de l'Union étudiante, rapporte l'APA.
4.000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale
La semaine dernière, en marge de l'adoption du budget du gouvernement Bayrou, plusieurs assemblées générales étudiantes ont eu lieu à Toulouse, Rennes, Bordeaux ou encore Nantes, et «plusieurs blocages ont été votés», notamment à Rennes. Au mois de décembre, une grande journée de mobilisation de la fonction publique, y compris l'enseignement, avait donné lieu à des grèves très suivies et manifestations contre les coupes budgétaires du gouvernement de Michel Barnier, qui prévoyait notamment 4.000 suppressions de postes dans l'Éducation nationale.
Le gouvernement de François Bayrou qui a succédé à celui de Barnier après sa censure, est revenu sur ces suppressions. Il prévoit toutefois de ramener le déficit public à 5,4% du PIB en 2025, contre environ 6% en 2024. Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a voulu rassurer en indiquant que le financement de l'État aux universités et aux écoles progressera de près de 200 millions d'euros en 2025. Il a expliqué que le gouvernement a décidé d'ajouter 100 millions d'euros aux 100 millions d'euros initialement prévus. Pour Anne Roger, ce budget comprend toutefois des «coupes sèches dans le cadre de la recherche» et «les universités restent sur des budgets déficitaires».
afp