Cinq individus ont été «coffrés» par les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) mercredi soir, sur le coup de 20 heures, dans le 16e arrondissement de Paris et en banlieue proche.
Cinq individus ont été «coffrés» par les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) mercredi soir, sur le coup de 21 heures, dans le 16e arrondissement de la capitale et en Seine-Saint-Denis (93), a-t-on appris jeudi matin de sources concordantes, rapporte l'APA.
«Les cinq sont en garde à vue, dont un des cambrioleurs présumés», précise une source policière. Invitée de la matinale de RTL, la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau a quant à elle évoqué l’interpellation de «plusieurs objectifs ciblés par les enquêteurs». «Il est trop tôt pour décrire leur profil», a-t-elle ajouté, précisant malgré tout que l’un d’eux était «lié» au cambriolage par des «traces ADN». «On l’avait dans le viseur au cours des investigations menées», a déclaré la magistrate. Et d’ajouter : «les autres peuvent nous renseigner sur le déroulement des faits».
Samedi dernier, deux hommes de 34 et 39 ans défavorablement connus avaient déjà été interpellés. L’un d’eux à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national pour l’Algérie. Lors de leurs auditions en garde à vue, ils ont «partiellement reconnu» les faits a fait savoir Laure Beccuau à l’occasion d’une conférence de presse mercredi soir. Cette dernière a toutefois confirmé que le butin, estimé à 88 millions d’euros, demeurait introuvable à ce stade. «Je veux garder l’espoir qu’ils (les bijoux, NDLR) seront retrouvés, et pourront être rendus au musée du Louvre et à la Nation. Ces bijoux sont bien sûr aujourd’hui invendables. Il est encore temps de les restituer», a-t-elle ajouté.
Les deux hommes ont été mis en examen dans la soirée pour «vol en bande organisée» et «association de malfaiteurs en vue de commettre un crime» et écroués. Une centaine d’enquêteurs demeurent de la BRB et de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) demeurent mobilisés pour retrouver le quatrième cambrioleur et d’autres éventuels complices.
Avec le Figaro