Selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur, 675 personnes ont été interpellées partout en France durant la journée de mobilisation le 10 septembre, dont 280 à Paris. 549 gardes à vue ont par ailleurs été menées, dont 183 à Paris.
Enfin, 34 forces de l’ordre ont été blessées légèrement. Dans le détail, 19 agents de la police nationale, 14 effectifs de la préfecture de police de Paris ainsi que 1 gendarme, relate l'APA citant le Figaro.
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18:25
Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur à 11h, 295 personnes ont été interpellées en France dont 171 à Paris. 106 actions de blocage ont été menées pour 430 actions dont 273 rassemblements et 157 blocages, réunissant 29.000 participants. À midi, le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC) recensait 105 incendies de voie publique.
Par ailleurs, quatre membres de forces de sécurité intérieur ont été légèrement blessés depuis ce matin.
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12:25
«Près de 200 interpellations» ont été effectuées sur le territoire français, «avec une cinquantaine d’actions de déblocages», a annoncé le ministre démissionnaire de l’Intérieur.
132 de ces interpellations ont eu lieu à Paris et son agglomération, précise la préfecture de police de Paris. Cinq autres ont eu lieu à Lyon, selon la préfecture.
«La mobilisation n’a rien d’une mobilisation citoyenne. Elle a été détournée, captée, confisquée par l’extrême et l’ultra gauche», note Bruno Retailleau, selon le Figaro.
«La nuit a été plutôt calme. C’est dès l’aube que les premières actions ont eu lieu», a déclaré Bruno Retailleau depuis le ministère de l’Intérieur après une réunion de la cellule interministérielle de crise.
«La mobilisation n’a rien d’une mobilisation citoyenne. Elle a été détournée, captée, confisquée par la mouvance de l’extrême et de l’ultra gauche, appuyée par le mouvement des Insoumis. C’est très clair, notamment dans les modalités et les modes opératoires.» Et de citer l’incendie d’un bus à Rennes ou encore une opération de sabotage sur une voie SNCF entre Toulouse et Auch.
«On a des groupuscules aguerris, cagoulés, vêtus de noir. On reconnaît l’ADN des mouvances de l’extrême et de l’ultra gauche», a ajouté le ministre démissionnaire de l’Intérieur.
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10:05
La situation évolue rapidement en France.
Dans son dernier point de situation à 7h30 en zone gendarmerie, les autorités indiquant que la "situation est à cette heure sous contrôle, mais très évolutive".
Environ un millier de manifestants a été recensé sur le territoire ainsi qu'une cinquantaine d'actions en zone gendarmerie avec 10 actions de blocage d'axes routiers, dont celle, importante, de l'A10 dans les deux sens au niveau de Poitiers sud. Une trentaine de rassemblements sont pour le moment en cours et deux actions de filtrages ont été détectées.
Selon les derniers chiffres remontés par la préfecture de police, on dénombre 65 interpellations ce matin en lien avec le mouvement "Bloquons tout", relate l'APA citant TF1info.
A savoir "Bloquons tout". Des appels à la grève ont été lancés pour ce mercredi 10 septembre par plusieurs syndicats notamment dans les transports et les hôpitaux, et d'autres actions annoncées, dont certaines rappellent celles des Gilets jaunes, avec des blocages d'axes routiers ou des sabotages de radars ou de distributeurs de billets. Des appels à ne pas utiliser sa carte bancaire ou à ne pas aller faire ses courses circulent également sur les réseaux sociaux et messageries. Des centaines d'actions en Ile-de-France et en régions, des métropoles aux petites villes, sont attendues ce mercredi, selon un bilan provisoire s'appuyant sur une carte collaborative (www.cartedesagbfc.gogocarto.fr).
Le ministre de l'Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau(nouvelle fenêtre) a indiqué lors d'un point de presse que des forces de sécurité ont été déployées dès mardi soir "sur des zones sensibles", promettant une "tolérance zéro". Il avait annoncé dès lundi soir que quelque "80.000 gendarmes et policiers" seraient mobilisés. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a dit s'attendre à des "actions coups de poing", blocages voire sabotages, mais ne pas penser "que ce mouvement mobilise la société civile".
Près de 30 universités françaises ont organisé mardi à la mi-journée leurs assemblées générales pour décider de leurs actions ce mercredi. Les étudiants parisiens convergeront vers la place de la Sorbonne pour aller ensuite place du Châtelet à la mi-journée, où un rassemblement syndical est prévu. La direction de Sciences Po a indiqué que ses sites à Paris et dans les régions resteraient fermés mercredi, avec des enseignements assurés à distance.
Dans l'Ouest, les citoyens mobilisés se donnent rendez-vous dès 6h ce mercredi pour bloquer les rocades de Rennes et Nantes. Des actions similaires ou des barrages filtrants sont également annoncés dans les boucles de messagerie à Brest, Vannes ou Caen. À Paris, dès minuit dans la nuit de mardi à mercredi, des militants prévoient de bloquer plusieurs portes du périphérique (La Chapelle, Bagnolet, Montreuil, Italie, Orléans notamment) et de poursuivre leurs blocages dans la matinée.
Dans la matinée également, plusieurs assemblées générales se tiendront dans les gares parisiennes (gares du Nord et de Lyon). Dans les transports en commun, les Intercités, RER, avec aucun train sur la ligne D, et Transiliens, avec seulement un train sur trois sur la ligne H, seront plus affectés que les TGV, métros, tramways ou bus parisiens. Mais le RER A, ligne la plus fréquentée d'Europe, ne devrait pas être affectée. La direction générale de l'Aviation civile (DGAC) prévoit des perturbations et des retards "sur l'ensemble des aéroports français" mercredi.
Commerces, raffineries, hôpitaux, éboueurs, usines… De nombreux salariés ont prévu de bloquer des entreprises. Plusieurs responsables de la CGT seront rassemblés ce mercredi dès 09H30 devant le ministère du Travail, à l'initiative de ses fédérations du commerce et de la chimie. De premiers cortèges sont prévus à Rennes et Nantes dès 11H00. Les unions départementales parisiennes de la CGT, FSU et de Solidaires se sont donnés rendez-vous dès 13H00 dans le centre de la capitale, place du Châtelet. À 14H30, une manifestation est annoncée à Toulouse.