Les modifications suggérées par le Conseil d’État n’ont pas été retenues dans le projet de réforme constitutionnelle.
Ce mercredi matin, le Conseil des Ministres examinait le projet de réforme constitutionnelle sur la Corse, visant à octroyer à l’île "une autonomie dans la République". Une étape présentée "comme décisive" selon François Rebsamen, le ministre de l’aménagement du territoire et de la centralisation, qui a salué "un texte de compromis".
Le texte doit être présenté aux alentours du 20 octobre au Sénat, "un texte dans lequel ne figurent, ni la notion de peuple Corse, ni le statut de résident, ni la cooficialité de la langue", a-t-il précisé. Et d’ajouter "Le chemin proposé est celui de la rupture avec la violence endémique qu’a connu la Corse depuis plusieurs décennies.", précisent nos confrères de Corse-Matin.
Le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau a fait part de son "désaccord", mercredi lors du conseil des ministres, avec le projet de loi initial de révision constitutionnelle sur la Corse n’intégrant pas les modifications suggérées par le Conseil d’Etat, a appris l’AFP dans son entourage, rapporte l'APA.
"Je voudrais dans un souci de transparence, mais également de cohérence avec ce que je crois – et que j’ai toujours cru – vous faire part de mon désaccord quant à ce texte sur la Corse, dans sa version originelle", a dit le ministre de l’Intérieur et président du parti Les Républicains (LR), qui "regrette" que n’aient pas été retenues "les modifications suggérées par le Conseil d’Etat", selon lui "salutaires". "Je crains que ce projet de loi ne suscite, en définitive, que des frustrations" a-t-il ajouté lors d’une déclaration en conseil des ministres.µ
Avec L'Indépendant