Ces dernières années, la baisse du niveau de la mer Caspienne suscite de vives inquiétudes.
Selon l’agence APA, cette déclaration a été faite par le vice-ministre de l’Écologie et des Ressources naturelles d’Azerbaïdjan, Rauf Hajiyev, lors de la session de panel intitulée « La mer Caspienne à la croisée des chemins : dialogue science-politique sur la baisse du niveau de la mer et l’action régionale », organisée dans le cadre d’un événement international consacré à la Journée mondiale de l’environnement, dont l’Azerbaïdjan est l’hôte.
Il a indiqué que les effets de cette baisse du niveau de l’eau se font déjà sentir dans les écosystèmes côtiers, les activités économiques et la vie des communautés locales :
« Les recherches sur les causes de cette diminution du niveau de la mer se poursuivent. L’influence de facteurs tels que le changement climatique, les débits fluviaux, les processus hydrologiques et l’utilisation de l’eau est actuellement étudiée. Différentes approches scientifiques existent sur cette question et nos connaissances s’élargissent au fur et à mesure de l’avancement des recherches. L’objectif de la rencontre d’aujourd’hui n’est pas de parvenir à une position unique. Il s’agit plutôt de partager les connaissances scientifiques, de discuter des différentes approches et d’identifier les possibilités de coopération. »
Le vice-ministre a également souligné que la baisse du niveau de la mer Caspienne occupe une place croissante dans l’agenda international ces dernières années :
« Le dialogue ministériel de haut niveau organisé à Bakou dans le cadre de COP29 a contribué à renforcer l’attention portée à cette question. Dans la continuité de cette initiative, le secrétariat de la Convention de Téhéran a élaboré un plan d’action définissant les futures orientations de la coopération.
L’Azerbaïdjan poursuit également ses activités dans ce domaine. Des groupes de travail bilatéraux d’experts ont été créés pour examiner la question de la baisse du niveau de la mer Caspienne. Ces plateformes favorisent l’échange d’informations et d’expériences ainsi que le développement de la coopération scientifique.
Au cours de la période à venir, il sera particulièrement important de renforcer les recherches scientifiques, les observations et le partage des données, tout en élargissant la coopération entre les États riverains de la mer Caspienne. L’Azerbaïdjan continuera de soutenir le dialogue, la coopération et les actions conjointes concernant les questions liées à la mer Caspienne.
Nous sommes convaincus qu’une approche fondée sur la science et la confiance mutuelle contribuera à trouver des solutions communes pour l’avenir de la mer Caspienne. La mer Caspienne est une richesse commune qui nous unit. »