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Luis Ocampo a reconnu avoir reçu de l’argent des Arméniens vivant en Russie

Luis Ocampo a reconnu avoir reçu de l’argent des Arméniens vivant en Russie
# 01 mai 2026 17:24 (UTC +04:00)

De nouveaux éléments ont émergé, exposant l'ancien procureur de la Cour pénale internationale des Nations Unies, Luis Ocampo.

APA, citant « Minval Politika », présente un nouvel article exposant ces faits :

Le matériel et les images vidéo diffusés hier par Minval Politika ont une fois de plus mis en lumière les coulisses d’une vaste et systématique campagne d’information contre l’Azerbaïdjan. Il ne s’agit plus de déclarations isolées ou de simples gestes politiques, mais d’une infrastructure systémique d’influence et de pression. Cette infrastructure implique des plateformes occidentales, des réseaux de la diaspora et, comme cela apparaît désormais, des ressources financières provenant de Russie.

La figure centrale de ce processus est l’ancien procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo. Dans les vidéos diffusées, il confirme de facto sa participation à la campagne contre Bakou. De plus, il affirme ouvertement disposer de contacts et d’une équipe au sein des institutions européennes, et évoque l’ancien chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, ainsi que son entourage.

Cependant, l’élément le plus marquant concerne moins la dimension européenne que la base financière de cette activité.

De nouvelles images vidéo obtenues par Minval Politika montrent que la campagne est financée par un « groupe composé de représentants russo-arméniens » et qu’un fonds spécial a été créé à cette fin. L’objectif est d’assurer une pression informationnelle à long terme et durable.

Ocampo reconnaît ouvertement que, dans une phase initiale, il a reçu des financements de sources arméniennes, puis que des canaux plus structurés ont été mis en place. Il s’agit de représentants fortunés de la diaspora arménienne impliqués dans les affaires internationales, dont une partie réside en Russie. Le principe clé est l’anonymat. Selon lui, les acteurs de ce schéma préfèrent fonctionner via des mécanismes fermés afin de « ne pas avoir de problèmes avec la Russie ».

Les enregistrements vidéo et leur transcription sont présentés ci-dessous.

Luis Moreno Ocampo : « Domenek »

Interlocuteur : « Domenek ? »

Luis Moreno Ocampo : « Oui. Je […] je n’arrive jamais à retenir les noms de famille, pardon. »

Interlocuteur : « Mais c’est quelqu’un que vous avez recruté ? »

Luis Moreno Ocampo : « Devesa »

Interlocuteur : « Devesa. »

Luis Moreno Ocampo : « Devesa »

Interlocuteur : « Devesa. Mais vous… »

Luis Moreno Ocampo : « J’ai reçu un peu d’argent des Arméniens »

Interlocuteur : « Ah bon »

Luis Moreno Ocampo : « Donc, au début, les Arméniens, moi… »

Interlocuteur : « Aux États-Unis ? »

Luis Moreno Ocampo : « Non, d’un Arménien venu de Russie… Ils ne veulent absolument pas avoir de problèmes avec la Russie. Pour eux, l’anonymat est essentiel »

Interlocuteur : « D’accord. Mais on parle de Russes vivant en dehors de la Russie ? Ou de Russes en Russie ? »

Luis Moreno Ocampo : « Ils voyagent à l’étranger ; ils ont des intérêts partout, ils ne sont pas forcément en Russie. Certains, pas tous. Mais je dirais que tout cela se fait de manière confidentielle »

Luis Moreno Ocampo : « Au début, je l’ai fait pro bono. Le premier rapport était bénévole. Ensuite, j’ai reçu un soutien d’une fondation américaine pour appuyer une affaire à la Cour pénale internationale (CPI). Ensuite, j’ai presque fait la campagne sur les réseaux sociaux pro bono. Et maintenant, un groupe d’Arméniens de Russie crée un fonds pour financer une campagne plus durable »

Interlocuteur : « Donc, jusqu’à quand votre projet va-t-il durer ? »

Luis Moreno Ocampo : « Je n’en ai aucune idée. Parce que maintenant nous avons… un groupe qui finance cela dans l’affaire arménienne. Et nous avons un engagement jusqu’en mai, […] mais ce que je fais, c’est que… »

Interlocuteur : « Et aussi la minorité en Arménie ? »

Luis Moreno Ocampo : « Non, le groupe qui finance… »

Interlocuteur : « […] Oui, certains Arméniens riches… Mais qu’est-ce qu’ils font exactement ? »

Luis Moreno Ocampo : « Parce qu’ils sont arméniens. Parce qu’ils sont arméniens. »

Interlocuteur : « Ils font partie du gouvernement ou ce sont des ONG ? Ce sont des gens comme moi, ou comment ? »

Luis Moreno Ocampo : « Non, non, non. Vous savez quoi ? Ils vivent en Russie. »

Dans ce contexte, le cercle des bénéficiaires possibles devient également plus clair. L’homme d’affaires Samvel Karapetyan pourrait agir comme l’une des sources de financement. Il avait déjà été évoqué dans le contexte du soutien à des activités illégales dans les territoires azerbaïdjanais autrefois occupés. Selon certaines informations, il aurait participé au financement de projets d’implantation et d’infrastructures au Karabakh pendant la période d’occupation.

En outre, il ne fait aucun doute que Ruben Vardanyan a également participé à ce processus. Bien qu’il soit actuellement détenu à Bakou, sa fondation poursuit ses activités, lesquelles sont désormais gérées par sa famille et orientées vers une campagne contre Bakou.

De nouveaux éléments montrent que ce type de pratiques n’a pas disparu, mais s’est simplement transformé. Si auparavant il s’agissait de « créer des faits sur le terrain », l’accent est désormais mis sur la pression informationnelle et politique. Ainsi, un écosystème complet est formé, où les finances, les médias, les liens politiques et les institutions internationales fonctionnent comme un mécanisme unifié.

L’un des points qui attire particulièrement notre attention est l’aveu d’Ocampo concernant les délais. Il déclare ouvertement que le financement de son équipe est assuré « au moins jusqu’en mai ». Cela montre le caractère planifié de la campagne.

Il convient de rappeler que le mois de mai correspond à la phase finale de la campagne électorale en Arménie, qui se prépare à des élections parlementaires. Dans ce contexte, ce qui se passe apparaît non seulement comme une campagne d’influence étrangère, mais aussi comme une ingérence directe dans les affaires intérieures et le processus électoral de ce pays. De plus, il ne faut pas oublier que, dans des images diffusées hier, le fils d’Ocampo, Tomas, avait en pratique admis que l’un des objectifs de cette campagne était le renversement du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

Tout cela montre une fois de plus qu’il ne s’agit pas uniquement d’une action dirigée contre l’Azerbaïdjan, mais d’un système profondément enraciné visant plus largement la stabilité régionale. La coopération entre des institutions occidentales, des flux financiers venant de Russie et des structures de la diaspora met en évidence le caractère multi-niveaux de cette campagne.

Les matériaux publiés par Minval Politika révèlent un mécanisme longtemps resté dans l’ombre. Il devient désormais clair qu’il ne s’agit pas simplement de positions de principe de certains politiciens, mais d’activités concrètes financées et pragmatiques. L’argent issu de la corruption joue naturellement un rôle déterminant.

Cette histoire montre également une dégradation de la personnalité : un ancien procureur de la Cour pénale internationale est devenu de facto un lobbyiste servant des opérations hybrides impliquant des structures européennes et des oligarques arméniens en Russie — Karapetyan et Vardanyan. Nous reviendrons plus en détail sur cette personne dans notre prochain article.

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