Le problème des mines en Karabakh reste le défi humanitaire le plus grave.
L’APA rapporte que le conseiller du président azerbaïdjanais, chef du département des questions de politique étrangère de l’Administration présidentielle, Hikmet Hajiyev, l’a déclaré lors d’une intervention devant des représentants du corps diplomatique à l’Université du Karabakh.
Il a indiqué que l’Azerbaïdjan est l’un des rares exemples au monde de reconstruction post-conflit actuellement en cours : « L’Azerbaïdjan reconstruit les territoires libérés de l’occupation grâce à ses propres ressources financières ainsi qu’à son potentiel institutionnel et administratif. Actuellement, la construction de neuf villes et de centaines de localités se poursuit. »
Hikmet Hajiyev a souligné que l’Azerbaïdjan est prêt à partager son expérience en matière d’urbanisme et de reconstruction post-conflit avec ses partenaires internationaux : « Nous sommes prêts à partager notre expérience, les difficultés rencontrées et à acquérir de nouvelles connaissances dans le domaine de l’urbanisme. »
Il a ajouté que l’un des problèmes les plus sérieux au Karabakh est la menace des mines : « Plus de 1,5 million de mines ont été placées dans ces territoires. Cela couvre environ 12 à 13 % du territoire de l’Azerbaïdjan. Malheureusement, certaines zones restent inaccessibles en raison du danger des mines. »
Selon le conseiller présidentiel, le déminage est une mission vitale qui exige d’importantes ressources financières et humaines : « C’est une mission qui sauve des vies. Les spécialistes du déminage travaillent dans des conditions de grand risque. »
Hikmet Hajiyev a indiqué que depuis 2020, le nombre de morts et de blessés dus aux explosions de mines a dépassé 400 : « Des civils perdent la vie ou sont blessés à cause des explosions de mines. »
Il a également souligné que la question des personnes disparues reste non résolue : « Nous n’avons toujours pas obtenu de réponses concernant le sort d’environ 4 000 Azerbaïdjanais. Nous continuons à rechercher des fosses communes et des témoins. »
Le conseiller présidentiel a également lancé un appel aux représentants de la société civile en Arménie : « J’ai demandé aux représentants de la société civile arménienne de nous aider afin que les familles qui attendent des nouvelles de leurs proches depuis plus de 30 ans puissent obtenir des informations. »
Enfin, il a ajouté que l’Azerbaïdjan continuera ses efforts pour garantir une paix durable dans la région et renforcer la coopération régionale.