Risque de propagation du hantavirus
Actuellement, le risque de propagation du hantavirus est faible.
Selon une réponse de la Représentation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Azerbaïdjan à une demande de l’agence APA, plusieurs pays collaborent dans le cadre du Règlement sanitaire international pour des mesures de réponse rapide. L’accent est mis sur le traitement des patients, la sécurité et la prévention de la propagation du virus :
« Les personnes sont généralement infectées par le hantavirus à la suite d’un contact avec des rongeurs infectés, notamment via leur urine, leurs excréments ou leur salive. Dans certains cas, l’inhalation de poussières contaminées peut également provoquer l’infection. Plus rarement, des morsures de rongeurs peuvent transmettre le virus. Le nettoyage de lieux fermés ou mal ventilés, les activités agricoles ou forestières, ainsi que la présence dans des zones infestées de rongeurs constituent des facteurs de risque. »
Il est indiqué que la transmission interhumaine du virus est très rare et n’a été observée que dans le cas du virus Andes, présent en Amérique. Lorsqu’elle survient, elle se produit généralement entre membres d’une même famille ou partenaires, surtout lors de contacts étroits et prolongés au début de la maladie.
Situation dans les pays voisins et la région
Il a été noté que l’OMS a informé 12 pays concernant des personnes présentes à bord d’un navire. Ces pays sont : Canada, Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Saint-Kitts-et-Nevis, Singapour, Suède, Suisse, Türkiye, Royaume-Uni et États-Unis.
L’OMS aide également au suivi des passagers d’un vol lié à l’Afrique du Sud. Le suivi international des contacts se poursuit. Les passagers ont été informés et sont invités à signaler tout symptôme.
L’OMS souligne l’importance de la détection rapide des cas suspects par des tests, du traitement et, si nécessaire, de l’isolement. Elle collabore également étroitement avec l’Argentine, pays expérimenté dans la gestion de ce type de virus, afin de mieux comprendre la situation et renforcer la réponse.
Existe-t-il des capacités de diagnostic en Azerbaïdjan ?
Il a été indiqué qu’en Azerbaïdjan, les laboratoires de santé humaine et animale disposent de capacités de test du hantavirus par méthode PCR.
L’OMS collabore également avec des laboratoires européens afin de fournir des tests fiables pour le virus Andes.
Si nécessaire, des échantillons peuvent être envoyés de manière sécurisée à des laboratoires de référence spécialisés de l’OMS pour confirmation. L’OMS prévoit de publier prochainement des directives mises à jour pour soutenir les processus de test dans la région.
Risque global du hantavirus
L’OMS estime que le risque global est faible. Le risque pour les personnes à bord du navire est évalué comme modéré.
Le hantavirus ne se propage pas facilement. Il est généralement transmis des rongeurs à l’humain, et la transmission interhumaine est très rare. Chaque année, des milliers de cas sont signalés dans le monde, mais ce chiffre reste faible par rapport à la population mondiale.
La situation dans les navires est gérée avec attention afin de réduire le risque.
Traitement du hantavirus
Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement antiviral spécifique contre le hantavirus.
Le traitement repose principalement sur la surveillance attentive des patients et la prise en charge des complications pulmonaires, cardiaques ou rénales. Une prise en charge médicale précoce améliore les résultats. Les personnes ne doivent pas se fier à des traitements non confirmés, car cela peut retarder les soins appropriés.
Si vous pensez avoir été exposé au virus, il est recommandé de consulter les autorités sanitaires locales.
Quels symptômes nécessitent une consultation médicale urgente ?
Les symptômes apparaissent généralement entre une et huit semaines après l’exposition.
Les symptômes fréquents incluent : fièvre, fatigue, et difficultés respiratoires (pouvant s’aggraver rapidement).
D’autres symptômes possibles : maux de tête, douleurs musculaires, douleurs abdominales, nausées ou vomissements.
Appel de l’OMS à la population
Que doivent faire les gens actuellement ?
« Les personnes peuvent poursuivre leurs activités quotidiennes normales. Elles doivent suivre les recommandations des autorités de santé publique et se fier à des sources fiables. Elles ne doivent pas diffuser de rumeurs ou d’informations non confirmées », indique la représentation de l’OMS en Azerbaïdjan.
Selon le ministère de la Santé, aucun cas suspect ou confirmé d’infection à hantavirus n’a été enregistré en Azerbaïdjan. Le virus n’est pas considéré comme endémique dans le pays, et la situation épidémiologique actuelle indique un faible risque de propagation.
Contexte de l’infection initiale
Il est à noter que les premiers symptômes d’infection au hantavirus ont été détectés chez un couple âgé néerlandais voyageant en bateau, l’un des trois décès enregistrés jusqu’à présent. Cependant, le lieu exact de l’infection initiale n’a pas encore été déterminé.