La prolongation du conflit autour de l’Iran pourrait renforcer les efforts de l’Union européenne visant à diversifier ses importations d’énergie et, par conséquent, entraîner une augmentation des investissements européens dans l’infrastructure énergétique et le secteur des hydrocarbures de l’Azerbaïdjan.
Selon APA-Economics, c’est ce qu’ont déclaré les analystes du centre d’analyse britannique Oxford Economics.
Il est indiqué que l’impact à court terme du conflit au Moyen-Orient autour de l’Iran sur les pays de l’ex-espace soviétique sera limité et mitigé. Selon l’évaluation des analystes, cet impact sera nettement plus faible que celui de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine en 2022.
Par ailleurs, la hausse des prix du pétrole et du gaz pourrait entraîner une augmentation des recettes d’exportation et des revenus budgétaires des pays exportateurs d’hydrocarbures — l’Azerbaïdjan, la Russie et le Kazakhstan.
Les analystes indiquent toutefois que l’impact à court terme des recettes pétrolières supplémentaires sur la croissance économique pourrait rester limité. Cela s’explique par l’application de règles budgétaires qui prévoient que les fonds supplémentaires provenant des revenus des hydrocarbures soient dirigés vers des fonds souverains.
Le rapport souligne que le fonds souverain de l’Azerbaïdjan, le Fonds pétrolier d’État (SOFAZ), est très important par rapport à la taille de l’économie et atteint environ 100 % du PIB. Dans le même temps, les règles budgétaires de l’Azerbaïdjan limitent le montant des revenus pétroliers pouvant être utilisé chaque année dans le budget de l’État et prévoient que les revenus supplémentaires soient transférés au Fonds pétrolier. Le respect de ce cadre budgétaire maintient l’impact à court terme des revenus pétroliers supplémentaires sur l’économie à un niveau minimal.