Malgré le cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran, l’incertitude persiste sur le marché pétrolier et les risques liés aux prix restent orientés à la hausse.
Selon une analyse de « Goldman Sachs », rapportée par « APA-Economics », le scénario de base prévoit une interruption de six semaines des flux de pétrole via le détroit d’Hormuz, suivie d’une reprise progressive. Toutefois, dans les faits, malgré le cessez-le-feu, les flux restent à un niveau bas et les négociations n’ont pas abouti à un accord. Pour cette raison, le risque d’une interruption plus prolongée des exportations du Golfe et d’une hausse plus importante des prix du pétrole est évalué.
Dans un scénario négatif, le prix du Brent devrait atteindre 100 dollars au quatrième trimestre 2026, et dans un scénario plus sévère, il pourrait rester à 115 dollars.
La banque a également relevé ses prévisions d’inflation en raison du contexte de guerre. Ainsi, pour décembre 2026, l’inflation annuelle aux États-Unis a été révisée à la hausse de 1 point de pourcentage à 3,1 %, et l’inflation sous-jacente a été augmentée de 0,3 point pour atteindre 2,5 %. Par ailleurs, l’inflation devrait atteindre un pic à 3,6 % en avril, sous l’effet de la hausse des prix de l’essence.
Selon l’analyse, l’impact principal sur l’inflation provient de la transmission des coûts énergétiques. En particulier, les prix des billets d’avion augmentent plus rapidement. La hausse de 83 % du prix du carburéacteur aux États-Unis depuis février renforce cette pression. En outre, l’augmentation des prix des produits du Golfe non liés à l’énergie — notamment les engrais et autres matières premières — pourrait entraîner une hausse d’environ 1,5 % des prix alimentaires.
Par ailleurs, la banque a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour les États-Unis. La prévision de croissance de la consommation pour le quatrième trimestre 2026 a été réduite de 2 % à 1,2 %. Il est indiqué que la hausse des coûts de carburant réduit les revenus réels et affecte négativement les dépenses discrétionnaires, notamment dans l’automobile, les loisirs et d’autres dépenses non essentielles.
Le durcissement des conditions financières a également un impact sur l’activité économique, bien que cet effet soit jugé plus limité que lors des guerres précédentes. L’indice des conditions financières s’est resserré jusqu’à 75 points de base au pic, mais il se situe actuellement à environ 25 points de base en termes nets.
Les auteurs du rapport soulignent que, dans le contexte actuel, les principaux risques concernent la hausse des prix du pétrole, l’intensification des pressions inflationnistes et le ralentissement de la croissance économique.