« La hausse des prix du pétrole et du gaz aura un impact positif sur les finances extérieures et publiques de l’Azerbaïdjan et pourrait contribuer à l’accélération de la croissance économique en 2026 », indique le rapport de l’agence de notation internationale Fitch Ratings, selon APA-Economics.
Le rapport précise que, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, la hausse des prix des hydrocarbures renforcera les excédents jumeaux de l’Azerbaïdjan. Selon le scénario de base de l’agence, en 2026, l’excédent du compte des opérations courantes restera à 4,5 % du PIB, tandis que l’excédent budgétaire consolidé atteindra 2,1 % du PIB, malgré les attentes d’une baisse de la rentabilité des actifs du Fonds pétrolier de l’État.
Les analystes prévoient une nouvelle accélération de la croissance en 2026.
Selon les évaluations de Fitch Ratings, la part du secteur non pétrolier dans l’économie reste fluctuante et fortement dépendante des prix du pétrole. Cette part a diminué de 9 points de pourcentage depuis son niveau maximal de 63,5 % en 2015, dans un contexte où les prix du pétrole ont atteint en 2022 leur plus haut niveau depuis 14 ans.
L’agence souligne l’augmentation de la contribution des secteurs des services, notamment des technologies de l’information et de la communication ainsi que du tourisme. Ces deux secteurs ont ajouté 0,2 point de pourcentage à la croissance économique en 2025.
Les analystes soulignent que la position géographique stratégique de l’Azerbaïdjan, y compris son grand port situé en mer Caspienne, renforce son importance en tant que hub de transit dans le cadre du Corridor central. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le volume du transport de marchandises par voie terrestre a plus que doublé, atteignant en moyenne 27 % des exportations de services entre 2022 et 2024, tandis que sa part dans le PIB est passée à 2,3 %.
En outre, Fitch Ratings note une augmentation significative des recettes budgétaires non pétrolières, qui ont représenté environ la moitié des recettes totales (13 % du PIB) entre 2022 et 2025.
Selon la règle budgétaire, le déficit non pétrolier doit être réduit à moins de 13 % du PIB non pétrolier d’ici 2029. À titre de comparaison, cet indicateur était de 20,4 % en 2024. Le rapport souligne que pour atteindre cet objectif, il est nécessaire d’accroître davantage les recettes non pétrolières et de renforcer le cadre institutionnel, notamment en durcissant le contrôle et en définissant des objectifs budgétaires clairs.