L’ampleur de la crise énergétique résultant de la fermeture du détroit d’Hormuz est sans précédent.
Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, l’a déclaré dans une interview accordée au journal français Le Figaro.
« Le monde n’a jamais été confronté à une interruption de l’approvisionnement énergétique de cette ampleur. La crise actuelle est plus grave que la somme des crises de 1973, 1979 et 2002 », a déclaré Fatih Birol.
Commentant les impacts géographiques de la crise, Fatih Birol a souligné que l’Europe, le Japon et l’Australie seraient confrontés à de grandes difficultés. En même temps, il a précisé que le principal risque se concentre sur les pays en développement.
Selon Fatih Birol, la forte hausse des prix de l’énergie affecte déjà les marchés alimentaires et renforce les pressions inflationnistes mondiales. Dans ce contexte, les économies à faible revenu se retrouvent particulièrement vulnérables face à ce « double choc ».