L’agence de notation internationale Fitch Ratings a annoncé que la croissance économique dans la région du Caucase sera élevée en 2026, mais que les risques géopolitiques et liés aux devises continueront de persister.
Selon APA-Economics, cette information figure dans le rapport publié par Fitch Ratings. Selon l’agence, la Géorgie et l’Arménie maintiendront un rythme de croissance économique d’environ 5 % en 2026. En Géorgie, de grands projets d’investissement et la performance solide du secteur des services sont identifiés comme les principaux facteurs soutenant la croissance, tandis qu’en Arménie, une politique budgétaire souple joue ce rôle.
Parallèlement, le fait que l’accord de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie n’ait pas encore été signé est considéré comme l’un des principaux risques politiques pour la région. Fitch note que la conclusion du processus de paix pourrait être compliquée par les élections parlementaires arméniennes prévues en juin 2026.
Le rapport souligne que les pressions inflationnistes dans les pays du Caucase limitent à nouveau les possibilités d’assouplissement monétaire. Dans un contexte de forte dollarisation, les banques centrales préfèrent adopter une position prudente face à la volatilité extérieure et aux risques politiques internes.
Fitch indique que le niveau de la dette publique des pays de la région est inférieur à celui des pays d’Europe centrale et orientale (ECO), mais que la part élevée de la dette en devises étrangères augmente les risques liés aux fluctuations monétaires.
Selon l’évaluation de l’agence, les pays hors ECO, y compris les États caucasiens, ont augmenté leurs réserves de change ces dernières années. Les déficits courants sont principalement couverts par les investissements directs étrangers et le financement officiel.
Fitch associe les principaux facteurs de risque pour les pays d’Europe centrale et orientale, y compris ceux du Caucase, à la poursuite de la guerre en Ukraine, à l’incertitude de la politique commerciale des États-Unis liée aux tarifs douaniers, aux menaces hybrides croissantes de la part de la Russie, au prolongement du processus de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie et à l’arrêt du processus d’intégration de la Géorgie à l’UE.