Les chiffres publiés ce mardi montrent une hausse du nombre de chômeurs à la rentrée 2025. Ces statistiques sont toutefois bousculées par un nouveau décret sur les sanctions appliquées aux demandeurs d’emploi, entré en vigueur en juin 2025.
L’incertitude économique va souvent de pair avec un marché de l’emploi frileux. Alors que le budget est âprement débattu en ce moment à l’Assemblée nationale, le troisième trimestre 2025 a vu une hausse de 1,6% du nombre d’inscrits à France Travail en catégorie A, a rapporté ce mardi le département des études du ministère du Travail (Dares). L’institution accompagne désormais 3,26 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A (tenus de rechercher un emploi et sans emploi), et près de 5,7 millions en catégories A, B, C en France, rapporte l'APA.
La Dares tempère néanmoins ces chiffres. Depuis le début d’année, le service statistique du ministère du Travail publie conjointement au nombre d’inscrits à France Travail une note rectificative pour intégrer l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA effective depuis le début d’année. La Dares intègre également l’entrée en vigueur d’un nouveau décret sur les sanctions en juin 2025.
Depuis cette date, les demandeurs d’emploi qui ne peuvent justifier d’une recherche active d’emploi se voient proposer une «suspension-remobilisation en amont d’une éventuelle radiation des listes de France Travail, ce qui entraîne une baisse des radiations des listes de France Travail», note la Dares dans son rapport. «Il est estimé qu’en l’absence du décret, l’évolution du nombre d’inscrits au troisième trimestre 2025 serait de l’ordre de -0,3 % pour les catégories A,B,C et -1% pour la catégorie A, corrige ainsi l’institution. Ce sont ces évolutions qui reflètent le mieux la situation conjoncturelle du marché du travail.»
Avec le Figaro