En Azerbaïdjan, la législation concernant la participation économique des femmes est relativement bonne, mais les institutions et mécanismes garantissant la mise en œuvre de ces droits sont à un niveau plus faible.
Selon l’agence APA-Economics, c’est ce qui ressort du rapport de la Banque mondiale intitulé “Women, Business and the Law 2026”.
Selon le rapport, l’indice du cadre juridique mesurant les droits économiques des femmes en Azerbaïdjan s’élève à 72,18 points. Cet indicateur montre que les lois régissant l’emploi des femmes, la création d’entreprise et l’accès à l’activité économique sont à un niveau relativement satisfaisant.
Cependant, l’indice des mécanismes de soutien est de 47,58 points. Cela signifie que les institutions, programmes et politiques qui aident à la mise en œuvre pratique des droits des femmes ne sont pas suffisamment développés.
L’évaluation de l’application des lois est quant à elle de 59,12 points, ce qui indique que les lois ne sont mises en œuvre que partiellement dans la pratique.
Le rapport souligne que, comme dans de nombreux pays, il existe en Azerbaïdjan un écart entre la législation et sa mise en pratique. Autrement dit, bien que les lois permettent l’activité économique des femmes, les mécanismes institutionnels et sociaux nécessaires à leur application effective ne sont pas pleinement établis.
Le document souligne également que ces dernières années, certaines réformes ont été mises en œuvre en Azerbaïdjan pour élargir l’accès des femmes au marché du travail. Dans ce cadre, la plupart des restrictions concernant l’emploi des femmes dans 674 professions ont été levées et la liste des professions interdites a été réduite à 204.
Il convient de noter que le rapport de la Banque mondiale évalue les opportunités économiques des femmes selon 10 domaines : sécurité, activité professionnelle, salaire, entrepreneuriat, mariage, parentalité, garde d’enfants, actifs et droits à la retraite. Le rapport couvre 190 pays et souligne qu’au niveau mondial, l’écart entre la législation et la mise en pratique demeure.