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Ambassadeur de Suisse en Azerbaïdjan: « Le règlement du conflit du Haut-Karabakh exige un engagement fort des parties pour résoudre le conflit du Haut-Karabakh » - INTERVIEW

Ambassadeur de Suisse en Azerbaïdjan: « Le règlement du conflit du Haut-Karabakh exige un engagement fort des parties pour résoudre le conflit du Haut-Karabakh » - INTERVIEW
« La présidence suisse soutiendra les contacts entre les sociétés civiles de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie »

Bakou. Chamil Alibayli - APA. Interview exclusive de l’Ambassadeur de la Confédération suisse en Azerbaïdjan, Pascal Aebischer pour l’APA

 

-Êtes-vous satisfait du niveau de coopération politique et économique entre l'Azerbaïdjan et la Suisse?

 

-Nos relations politiques, économiques et culturels se développent dynamiquement et de manière positive. Les visites mutuelles sur les niveaux présidentiel, ministériel et parlementaire entre les deux pays ont lieu régulièrement. Le président Ilham Aliyev participe régulièrement au Forum économique mondial de Davos, a effectué une visite à la Confédération suisse en 2009. Deux présidents de Suisse ont déjà visité votre pays. Filippo Lombardi, président du Conseil des Etats de Suisse a tenu l’an dernier une série de réunions efficaces à Bakou. L’Azerbaïdjan est membre de la Banque mondiale, Fonds monétaire international, Fonds pour l'environnement mondial et il est également important pour la coopération. Ces liens positifs fournissent une base solide pour la coopération économique réussie.

 

Comme vous le savez, l'année dernière, le gouvernement azerbaïdjanais a pris une décision sur le Shah Deniz-2 en faveur du gazoduc trans-adriatique, qui a été promu par une société suisse. Dans le même temps, l'Azerbaïdjan devient de plus en plus attrayant pour les entreprises suisses. Il y a 70 entreprises suisses en Azerbaïdjan couvrant un large éventail de secteurs d'activité.

 

Dans le domaine de la coopération internationale, la Suisse a consacré près de 80 millions de dollars depuis 2001 et investira 30 millions de dollars jusqu'au 2016 en Azerbaïdjan. Ces fonds sont utilisés dans différents domaines, notamment l'agriculture et le développement rural, le développement du secteur privé, les réformes du secteur financier, l'appui macroéconomique et les services d'utilité publique, contribuant ainsi au développement économique et la bonne gouvernance ainsi que d'améliorer les conditions de vie des personnes déplacés internes.

 

-Cette année, la Suisse préside l'OSCE. Comment voyez-vous le futur de processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh en termes de contribution de la Suisse au processus de paix?

 

-La présidence suisse est guidée par la devise «Création d’une communauté de sécurité pour le bénéfice de tous ». La sécurité et la stabilité sont extrêmement importantes pour la prospérité de la population dans toutes les régions d'Europe. Comme le Président de la Confédération suisse et Président en exercice de l'OSCE Didier Burkhalter a déclaré récemment que l'OSCE va travailler durement pour faire avancer le règlement des conflits de longue durée, y compris le conflit du Haut-Karabakh. La présidence suisse soutiendra les efforts du Groupe de Minsk de l'OSCE et encourage les contacts entre les sociétés civiles de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie. Nous allons essayer de faciliter les contacts à différents niveaux de peuple à peuple et espérons que des efforts de médiation de haut niveau et d'initiatives de la société civile vont se renforcer mutuellement.

 

Bien sûr, le progrès ne viendra pas du jour au lendemain et le règlement du conflit exige un engagement fort des parties en litige. Nous espérons que, en mai 2014, le 20e anniversaire de l'accord de cessez-le-feu signé en 1994 sera commémoré dans un esprit de réconciliation. Nous croyons que la région aurait avantage à la résolution du conflit.

 

-La Suisse a permis le processus de normalisation des relations entre la Turquie et l'Arménie. Y a-t-il un plan pour poursuivre ce processus dans un avenir proche?

 

-La coexistence pacifique des peuples est l'un des objectifs de la politique étrangère de la Suisse. La neutralité de la Suisse a permis au pays d'agir en tant que médiateur dans divers contextes. La Suisse, en particulier Genève a une tradition d'accueillir des réunions et des conférences de haut niveau. La Suisse offre ses bons offices pour sauvegarder les intérêts des pays qui n’ont pas de relations diplomatiques avec l'autre. Ainsi, par exemple, elle représente les intérêts américains à Cuba et l'Iran, et les intérêts de Cuba aux Etats-Unis. La Suisse assume un mandat semblable pour la Russie et la Géorgie.

 

La Suisse a agi en tant que facilitateur dans le processus qui a conduit à la signature des protocoles arméno-turcs, le 10 Octobre 2009, à Zurich. La Suisse salue les efforts des deux sociétés et deux gouvernements pour normaliser les relations. Nous encourageons les deux pays à œuvrer pour la normalisation, mais il est, bien sûr, à la hauteur des deux côtés afin de déterminer la direction et la vitesse de rapprochement.

 

-Les visites devraient avoir lieu cette année?

 

-Le président suisse et Président en exercice de l'OSCE, Didier Burkhalter envisage une visite en Azerbaïdjan et dans les autres pays du Caucase du Sud avant la pause estivale.

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