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Président de l’APCE: Le problème de libération du Haut-Karabakh et d'autres districts voisins de l'Azerbaïdjan de l'occupation doit être résolu - INTERVIEW

Président de l’APCE: Le problème de libération du Haut-Karabakh et d'autres districts voisins de l'Azerbaïdjan de l'occupation doit être résolu - INTERVIEW
Strasbourg. Fouad Gulubayli – APA. Interview avec le Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) Pedro Agramunt

- M. Agramunt, quels sont vos principales directions au cours de la présidence de l'APCE ?

 

-J’ai l’intention de diriger l’organisation dans quatre directions principales. La première direction - la lutte internationale contre le terrorisme, qui est un problème qui préoccupe toute l'Europe, même le monde entier. Les pays européens sont confrontés récemment à des attaques terroristes, qui sont particulièrement réalisés par les islamistes radicaux. Dans le même temps, nous ne devons pas oublier l’afflux massif de migrants et de réfugiés vers l’Europe. Parce que la plupart d’entre eux viennent des régions où l’organisation terroriste Etat islamique fonctionne. Le terrorisme international reste encore l’une des questions principales qui nous préoccupent. La deuxième direction – le droit des gens à vivre librement, et dans la paix en Europe. C'est-à-dire, nous devons faire tout notre possible pour que les gens ne craignent pas de visiter les lieux publics comme les cafés et les sites sportifs. Nous devons lutter aussi contre ce problème. La troisième direction - les forces politiques populistes qui ont récemment surgi dans les pays européens. Cette situation est préoccupante pour nous. Je ne vais pas mentionner le nom d’un pays concret, mais dans de nombreux pays européens, il y a des partis politiques (soit des droitistes extrêmes, soit gauchistes extrêmes) qui vont à l'encontre des valeurs européennes. Nous devons accorder une attention particulière à cette question, et en restant fidèle aux idées de fondateurs européens, nous devons également renforcer les idées européennes comme la solidarité, la démocratie, l’Etat juridique, les droits de l'homme et etc. Nous devons travailler beaucoup dans le cadre de cette question. La quatrième direction – l’existence des conflits qui restent encore en suspens dans les pays du Conseil de l’Europe.

 

-Par ailleurs, je voudrais poser une question à ce sujet. Comme vous l'avez dit, il y a des conflits entre certains Etats membres et je voudrais porter à votre attention le fait d’occupation de la région du Haut-Karabakh et d'autres régions adjacentes de l’Azerbaïdjan par l'Arménie. Quelles contributions l’APCE peut-elle apporter à la solution de ces conflits?

 

-Bien sûr, ces conflits devraient être résolus le plus tôt possible. Il y a encore des conflits en Europe qui valorise des valeurs telles que la démocratie et les droits de l'homme. Bien que nous les appelions conflits «gelés», mais ils ne sont pas gelés. Nous parlons la plupart du temps, du conflit ukrainien, de l'annexion de Crimée, mais il y a aussi des conflits en Géorgie comme l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, le conflit transnistrien en Moldavie, le conflit dans les Balkans, ainsi que l'occupation arménienne de la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabakh et de 7 districts adjacents, pour plus de 20 ans. Ce conflit est complètement gelé et il n'y a pas de progrès dans le processus de règlement en dépit de la participation des organisations internationales. Je pense que toutes ces questions, y compris le problème de libération du Haut-Karabakh et d'autres régions adjacentes doivent être résolus.

 

-Vous avez été l'un des principaux co-rapporteurs sur l'Azerbaïdjan et vous êtes l'auteur de plusieurs rapports sur le pays. Donc, vous savez assez bien le pays. Comment évaluez-vous les relations actuelles entre l'APCE et l'Azerbaïdjan? Êtes-vous satisfaits du niveau des relations et quelles sont vos attentes à cet égard ?

 

-Certes, comme j’avais travaillé pendant de nombreuses années en tant que co-rapporteur sur l'Azerbaïdjan, je connais bien ce pays. J'ai agi en tant que co-rapporteur sur l'Azerbaïdjan depuis cinq ans et c'est le maximum temps possible à l'APCE. Toutefois, au cours de mon mandat, j’étais également co-rapporteur sur d'autres pays et j’ai développé un certain nombre de rapports. Mon activité en ce qui concerne l'Azerbaïdjan n’est pas seulement limitée avec mon mandat en tant que co-rapporteur. J'ai également agi sur d'autres questions liées à ce pays. Par exemple, j'ai observé les élections en Azerbaïdjan. Je pense que les relations de l’Azerbaïdjan avec le Conseil de l'Europe et l'APCE se développent très bien. A mon avis, le rôle clé du Conseil de l'Europe et l'APCE est de contribuer au développement de la démocratie et des droits humains dans les pays et fournir une aide nécessaire à eux dans l'établissement de la société démocratique à part entière dans l'exemple de l'Europe et des pays occidentaux. De toute évidence, la situation actuelle n’est pas si bonne, donc, quand nous avons commencé à coopérer il y a quelques années, la situation était plus compliquée. A cet égard, nous devons faire preuve de volonté et de la compréhension politique, les pays doivent coopérer avec l'APCE et d'autres institutions du Conseil de l'Europe. La situation était complètement différente lors de ma première visite en Azerbaïdjan. Aujourd'hui, la situation a positivement changé en Azerbaïdjan, et le secteur économique du pays est à la hausse. Le niveau de vie de la population, même de la classe moyenne s’est amélioré en Azerbaïdjan. Le pays a fait des progrès vers la démocratie. Toutefois, en Azerbaïdjan, il y a encore des problèmes qui devaient être résolus. Néanmoins, il y a des progrès. Par exemple, j'ai assisté à un certain nombre d'élections et je peux dire qu'il y a aussi des progrès à cet égard. Je comprends qu'il y avait plus de problèmes lorsque le pays avait gagné son indépendance et il n'y avait pas de changement considérable dans les opinions. La pensée soviétique obsolète a été persistante sur l'esprit des gens. Mais maintenant, je suis convaincu que l'actuel chef de l'Etat cherche à développer davantage ces domaines pour rendre son pays pleinement démocratique et juridique et il a une volonté politique claire pour mener à bien cela.

 

-Vous avez décidé d’effectuer une visite en Azerbaïdjan pour ce dimanche, et de tenir une série de réunions le lundi. Quel est le but de votre visite, avec qui vous prévoyez de rencontrer et quelles questions allez-vous discuter à Bakou ?

 

-Je vais arriver à Bakou le dimanche soir et commencer des réunions le lundi. Cependant, je ne pourrai pas rester longtemps à Bakou, il est seulement une visite de deux jours. Immédiatement après la visite à Bakou, je vais devoir assister aux réunions du Bureau et de la Commission permanente de l'APCE à Paris. Lors de la visite, je prévois de rencontrer les membres de la délégation azerbaïdjanaise à l'APCE, le président du parlement, le ministre des Affaires étrangères, des représentants de la société civile et des avocats. Dans le même temps, je vais avoir la réunion la plus importante avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev. Comme je l'ai dit, ces dernières années, il y a eu des développements positifs en Azerbaïdjan dans le domaine de la démocratie, et je vais demander au président de réaliser encore plus de progrès dans ce domaine. A cet égard, je suis optimiste et j’espère que le gouvernement azerbaïdjanais va consentir à nos opinions et va poursuivre la coopération et les discussions avec le Conseil de l'Europe et ses institutions telles que l'APCE, la Commission de Venise, le Secrétariat général et d'autres. Par ailleurs, une autre question plus importante est que je dois rencontrer Ilgar Mammadov, emprisonné. Cela a toujours été approuvé et j'espère qu'aucun problème ne se produira. Comme vous le savez, cela est une question très sensible. La Cour européenne des droits de l'homme a rendu une décision à cet égard. Par conséquent, cette question est très importante pour nous.

 

-Comme vous le savez, deux résolutions sur les territoires occupés azerbaïdjanais ont été déposées au cours de la session d'hiver de l'APCE en janvier. L'une d'eux a été approuvée, l'autre désapprouvée, bien que les deux documents ont reflété l'occupation des territoires azerbaïdjanais. Quelle est votre attitude à cet égard ?

 

-Je ne peux pas commenter cette question. Je suis le Président de l'APCE et l'approbation des documents de l'Assemblée est déterminée par le vote. L'Assemblée est un organisme indépendant, à la suite du vote, certains documents sont approuvés, et certains sont désapprouvés. Et bien sûr, nous devons l'accepter.

 

-Mais avant ces discussions, les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE ont fait une déclaration commune demandant à l'Assemblée de ne pas adopter le rapport de Robert Walter. Qu'en pensez-vous? Comment tout autre organisme pourrait influencer l’organisation indépendante comme l'APCE ?

 

-Vous savez, l'APCE est une organisation européenne tout à fait indépendante. Le Conseil de l'Europe, qui est la première et la plus ancienne organisation européenne, a jusqu'à présent fait beaucoup pour le développement de la démocratie et des droits de l'homme en Europe. Et en aucun cas, nous ne pouvons accepter aucune sorte de pression des autres, y compris d'autres organisations internationales.... Je pense que l'Assemblée n'accepterait jamais la pression des autres, que ce soit. Personne ne peut nous dire quoi faire. C’est seulement notre Assemblée indépendante qui peut prendre les décisions.

 

-L'Assemblée avait un sous-comité spécial sur le conflit du Haut-Karabakh. Mais ensuite son fonctionnement a été suspendu. Les présidents précédents Mevlüt Cavusoglu et Jean-Claude Mignon avaient cherché à organiser des réunions régulières entre les délégations des deux pays à l'APCE. Envisagez-vous de rétablir le sous-comité et d’organiser des réunions entre les délégations des deux pays, au cours de votre présidence ?

 

-Il n’est pas nécessaire de tenir ces réunions dans le cadre seulement d'un comité spécial. Mais j'ai noté dans mon premier discours après avoir été élu que l'une de mes préoccupations - les conflits non résolus dans les pays européens. J’ai souligné particulièrement le conflit du Haut-Karabakh. Ceci est l'une des questions les plus importantes et pendant ma présidence, je vais essayer de garder cette question à l'esprit. Je ferai tout ce que je peux pour amener les délégués des deux pays ensemble. Je vais essayer d'encourager les efforts déployés par les fonctionnaires et les gouvernements des deux pays à trouver une solution au conflit.

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