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Tarana Allahverdiyeva Monbarbut : « Mon amour pour la musique est né à Choucha, a grandi à Bakou, et a maturé à Paris » - INTERVIEW

Strasbourg. Fouad Gulubayli - APA. Interview avec la chanteuse Azerbaïdjanaise vivant à Paris « Tarana Paris Bakou », notre compatriote Tarana Allahverdiyeva Monbarbut

 

-Mme Allahverdiyeva, votre nouvel album a été publié récemment en France, vous chantez les mêmes marceaux et en azerbaïdjanais et en français. Comment la société de musique française accepte d’un tel style ?

 

-Depuis trois ans, je travaille comme une chanteuse professionnelle. Une partie de mon travail est consacrée à l’établissement d’un lien entre les cultures azerbaïdjanaise et française, donc tout naturellement, a été créé mon album « Esquisse… » qui combine les deux pays. L'album est composé des adaptations de normes musicales traduites en azerbaïdjanais, qui sont également très populaires en France. Nous nous sommes adressés à la plus haute autorité SACEM, qui gère la musique française, ils nous ont écouté, l’ont aimé, et ils sont autorisés à produire ce disque soulignant l’excentricité de la langue azerbaïdjanaise. Bien sûr, les avis des spécialistes de la musique française m’ont affecté. CD est vendu uniquement par Internet, et notre premier fonds a déjà été épuisé, 97% des ventes ont été réalisées grâce au public français. Cela montre le profond intérêt des auditeurs français envers « Esquisse », et ainsi l’Azerbaïdjan.

 

Je voudrais parler de deux événements. Le 8 novembre de cette année, j’ai prononcé un discours privé devant un public de 250 spectateurs, l’événement n'a pas été lié à l’Azerbaïdjan. J’ai chanté la chanson « Ne me quitte pas » (de l’album d’Esquisse), et tous les 80 disques amenés à cet événement ont été vendus à la fin. Le deuxième événement est en relation avec mon discours de 22 novembre. Avant de signer un contrat, l'organisateur voulait écouter mes chansons. Parmi les morceaux de musique que je lui ai envoyé, il y avait des marceaux franco-azerbaïdjanais, à la fin, l'organisateur a inclus deux morceaux franco-azerbaïdjanais (de l’album d’Esquisse) au programme, celui qui devrait se composer seulement des chansons françaises et anglaises. Je voudrais souligner fièrement la Présentation de l'album Esquisse sur la station de Radio France, deux programmes de 45 minutes de la radio France ont été également consacrés à « Esquisse ».

 

-Comment avez-vous décidé d’arriver en France et faire de la musique ?

 

-Comme plusieurs Azerbaïdjanais, je suis venue en France pour poursuivre mon enseignement supérieur, et améliorer la langue française. Je suis entrée à l'Université Paris-Sorbonne, où j’ai rencontré mon futur époux, je devais continuer ma vie en France, je suis en contact permanent avec l'Azerbaïdjan, seulement grâce à ma profession. Et bien sûr, je continuais à être impliquée dans la musique en France, je me suis familiarisée avec la musique depuis l'enfance. Entrant à l'école de la chanson - ACP la Manufacture Chanson, j’ai découvert la richesse, la diversité et la beauté de la musique française et sur la base de cette étude, j’ai été en mesure de choisir les œuvres musicales de l’album « Esquisse ».

 

-Vous avez fait des études sur les différentes spécialités en Azerbaïdjan et en France. Comment avez-vous commencé à vous intéresser à la musique, surtout au jazz ?

 

-En fait, les études que j’ai fait en Azerbaïdjan et qui basent aux langues étrangères et mon éducation en France se complètent mutuellement. Mais mon enthousiasme pour la musique… Cet amour est né à Choucha, a grandi à Bakou, et a maturé à Paris. Par conséquent, mon nom de scène est « Tarana (la fille de Choucha) Paris Bakou ». Et le jazz joue un rôle clé dans mon métier d’artiste.

 

-Vous commencez maintenant à être reconnue en France, vous organisez des concerts, et êtes invités aux émissions. Les Français s'intéressent-ils à l’Azerbaïdjan, à sa culture et à sa musique ?

 

-A mon avis, les Français ne s'intéressent pas facilement à d'autres cultures, mais ne restent pas indifférents à celles dans leur propre pays, même commencent à traiter. Quand j’exécute devant le public français, ils montrent un grand intérêt pour la culture et l’histoire de l’Azerbaïdjan.

 

-Vous êtes originaire du Karabakh. Vous êtes né dans la ville de Choucha, et vous le mentionnez toujours en France. Il est connu que le lobby Arménien en France est puissant. Etes-vous confrontés à la jalousie ou l’obstacle dans vos activités ?

 

-Comme vous avez noté, il y a une forte communauté d'origine arménienne en France. J’ai rencontré beaucoup d’arméniens au cours des mes exécutions, mais personnellement, je n'ai jamais eu de problèmes avec eux à ce jour. A la fin d’un concert, certains spectateurs (ensuite je savais qu’ils ont les français d'origine arménienne) m’ont demandé d'où je suis. Lorsque je dis que je suis de l’Azerbaïdjan, de Choucha, ils se sont excusés pour la politique de l'Arménie. Je ne suis pas naïve, je comprends que de dire en France que je suis azerbaïdjanaise, c’est toujours dangereux pour moi. Mais je porte cette vérité dans mon cœur, dans mon sang. Je ne peux jamais tourner le dos à cette vérité. La musique est un langage universel, et je parle déjà cette langue.

 

-Pouvez-vous venir souvent en Azerbaïdjan ? Pouvez-vous organiser des concerts et des rencontres là-bas ?

 

-Je vais 3-4 fois en Azerbaïdjan par an. Nous travaillons actuellement sur la publication de ce disque pour les auditeurs azerbaïdjanais. Je vais vous donner plus d'informations bientôt, inchAllah…

 

-Vous vous étés mariées avec un homme français et vous avez deux enfants. Intéressant, ce n’est pas difficile pour vous d’élever les enfants entre les deux pays et les cultures différents ? Vos enfants montrent-ils l’intérêt pour l’Azerbaïdjan ?

 

-Sans entrer dans les détails, je voudrais dire que si les deux parties acceptent et respectent la culture de l'autre, toutes les difficultés sont surmontées. Quant à moi, je suis porteuse de la culture française grâce à ma position d'artiste. En donnant les noms Ouldouza et Leyli à nos enfants, mon mari a exprimé son amour pour la culture azerbaïdjanaise…

 

-Il serait intéressant de savoir quels sont vos projets pour l'avenir.

 

-J’au beaucoup de plans. Je travaille actuellement avec deux groupes de musique - groupe de jazz et groupe de pop-rock, et en même temps en solo « Tarana Paris Bakou ». Mon plus grand désir - poursuivre cet art que j’aime bien aussi longtemps que possible.

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